Études sur la peau

Études sur la peau

« Les soins divers apportés à la peau saine par les produits cosmétiques sont inséparables des nécessités d’hydratation, de nettoyage, d’élimination d’indésirables de tous sortes, biochimiques, polluants, microbiologiques de la surface cutanée... Ils visent aussi non seulement à y apporter des éléments bénéfiques, mais surtout d’en respecter la physiologie, associés à une photo-protection adaptée. L’eau et sa disponibilité intra et extra-tissulaire possède un rôle central, assurant un bon état de l’épiderme et à son « produit », le Stratum Corneum, tous deux garants de l’efficacité et du maintien de cette première ligne de défense de l’organisme. L’équilibre de l’eau, conditionnant structures et fonctions épidermiques est aussi un élément symbiotique de l’hygiène cutanée. Le contrôle de cet équilibre est d’autant plus important qu’il est aussi aisé. Les nombreuses variantes de formules de produits hydratants, d’hygiène, de protection solaire, de confort offrent une grande palette de choix où chaque consommateur peut aisément trouver sa propre réponse à son propre besoin. Leur efficacité et tolérance ont été maintes fois démontrées par un arsenal très varié de techniques instrumentales non invasives ou un grand nombre d’évaluations cliniques et sensorielles.»


Source : PHYSIOLOGIE DE LA PEAU SAINE : HYDRATION, HYGIÈNE, SOINS, CONSEILS, VERSCHOORE M. & SAINT LEGER D., 6 février 2015

Pour en savoir plus : https://www.therapeutique-dermatologique.org/spip.php?article1365&lang=fr


« Le premier modèle d'équivalent dermique a été développé par l'association des constituants cellulaires et protéiques principaux du derme soient les fibroblastes et le collagène respectivement (Karasek et Charlton. 1971: Bell et al. 1979). On peut remarquer une réorganisation de la matrice de cet équivalent comparable au derme humain (Bell et al. 198 1). Cependant, on observe une contraction du derme proportionnelle au nombre de cellules et inversement proportionnelle à ia concentration du gel. On peut même observer une perte allant même de 80 % à 96 % de la surface initiale (Benhod et al, 1993). Afin de contrer ce problème de contraction qui peut être un inconvénient considérable pour une application clinique, un modèle d'ancrage a été développé. Ce modèle consiste à ensemencer le gel de collagène dans un anneau de papier poreux, permettant ainsi à la matrice collagénique de s'attacher dans les interstices. La superficie initiale est ainsi conservée et le gel de collagène ne se contracte qu'en épaisseur (Lopez-Valle et al. 1992 : Michel et al, 1993 ; Auger et al. 1995 ; Germain et al, 1995). Ce modèle a montré de fortes ressemblances avec le derme humain en histologie et peu de cellules sont nécessaire pour sa réalisation. »


Source : Mémoire de maîtrise, ULaval, APPLICATIONS CLïNIQLrES ET IN VITRO D'UNE PEAU RECONSTRUTE ENDOTHELIALISEE PRODUITE PAR INGENlERIE TISSULAIRE, Valérie Hudon, P. 24

https://www.collectionscanada.gc.ca/obj/s4/f2/dsk3/ftp05/MQ65408.pdf


«L’élastine est une protéine hélicoïdale. Elle est synthétisée au niveau de la peau par les fibroblastes. Elle contient de la desmosine et de l’isodesmosine qui sont des acides aminés aromatiques à l’origine de ses propriétés mécaniques. Dans l’industrie elle est obtenue soit à partir de l’aorte et de ligaments de bovins, soit elle est retrouvée aussi sous forme d’origine marine. Dans les produits cosmétiques c’est l’élastine hydrolysée qui est utilisée. Suivant son niveau de dégradation elle aura des propriétés différentes. Si elle est peu dégradée elle est filmogène et hydratante alors que si elle est très dégradée elle a des propriétés antirides grâce à ses acides aminés. 


Le collagène est une macromolécule protéique. C’est la protéine la plus importante chez l’homme (30% des protéines du corps humain). Le collagène est formé de trois chaînes d’acides aminés : la proline, l’arginine et la lysine. Tous les trois acides aminés, nous retrouvons une molécule de glycine. Le marqueur caractéristique du collagène est l’hydroxyproline, également présente au niveau de la molécule. 


Depuis longtemps, le collagène utilisé dans les produits cosmétiques provenait des mammifères en particulier de la peau, des tendons et du placenta. Aujourd’hui en Europe, le collagène utilisé est extrait de la peau de sole qui en contient une quantité importante. Aux États-Unis, le collagène est encore d’origine bovine. Dans l’industrie le collagène existe sous différentes formes. Le collagène natif qui ne s’utilise que pour une application cutanée. Son poids moléculaire élevé l’empêche de traverser facilement la peau, il a donc une action superficielle en formant un film hydrophile permettant l’hydratation de la peau. Ce dernier est de moins en moins utilisé. Le collagène sans télopeptides est un collagène plus soluble et moins antigénique, il est surtout utilisé dans les injections de collagène. Les hydrolysats de collagène sont eux composés soit uniquement d’acides aminés ou d’acides aminés et de peptides selon le degré d’hydrolyse. Les acides aminés traversent facilement la barrière cutanée et servent de nutriment cellulaire au derme. Ils ont aussi un pouvoir hydratant. En cosmétique, ce sont les formes natives ou d’hydrolysats qui sont utilisées pour leur pouvoir filmogène hydratant et antirides. L’efficacité du produit dépend de la concentration en collagène.


Source : Charlotte Montagnat-Rentier. Vieillissement de la peau et les produits cosmétiques anti-âge actuels en pharmacie : la réglementation, leur composition, leur efficacité et l’attente des clients. Sciences pharmaceutiques. 2014. ffdumas-00951115f

https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-00951115/document